Motonautisme du 2012-07-13
 


8H00 de Pologne-Nicolas OTTMAN sur la 2ème marche du podium.

MOTONAUTISME 2012
Résumé de la course de Pologne des 07 et 08 juillet dernier : 8h d'endurance, 2ème manche du championnat du monde d'endurance après les 24h de Rouen.

Le bateau, une coque catamaran de 5.50m de long pour 600 Kg, propulsée par un moteur V6, 2.5l de 350Cv, 2 temps. Une accélération de zéro à cent en 4 secondes, départ arrêté, et une vitesse de pointe de plus de 200 Km/h. C'est avec ce bolide que notre équipe est venue en Pologne, à Augustow, afin de participer à la 2ème et dernière manche du championnat du monde d'endurance en classe 3 (la catégorie la plus rapide de ce sport, après la F1 bateau).
Les essais se déroulent bien, avec plusieurs tests d'hélices différentes, et notre choix (nous sommes 3 pilotes) se porte sur une nouvelle hélice très légère en alliage léger, qui nous donne le troisième temps, sur les 10 bateaux de grosse catégorie présents.
Je prends le départ et passe le premier tour en 4ème position, ne pouvant me battre à la régulière avec les 3 premiers, et je bataille plus d'une heure afin de contenir 2 poursuivants directs.
Notre équipe de ravitailleurs étant performante, après 2 changements de pilote avec plein de carburant, nous nous rapprochons du 3ème puis le doublons « dans les stands », mais un autre concurrent nous passe devant grâce à son pilote le plus rapide. A ce stade de la course, les 2 premiers ont fait le trou avec les autres, et le 3ème est à notre portée. Nous sommes également talonnés par le 5ème et le 6ème.
A mi-course, le 3ème fait un tonneau en passant une bouée un peu vite, et il perd une heure avant de repartir. Peu après, un autre concurrent derrière nous tombe en panne d'essence et nous laisse un peu d'air.
Nous sommes alors 3èmes et, confiant de la fiabilité de notre moteur et ayant un bon compromis hélice/coque par rapport à ce circuit rapide avec des virages cours, nous forçons l'allure afin de tenter de rattraper le 2ème, qui n'a plus qu'un tour d'avance sur nous, il reste 3h de course.
Le plan d'eau devient difficile à cause de rafales de vent et de vagues formées par des bateaux de plaisance autour du circuit, et le pilote du bateau devant nous prend un risque de trop et s'envole, détruisant sa coque (le pilote s'en sort sans bobos).
Nous resterons 2ème jusqu'à l'arrivée, ne pouvant rivaliser avec le premier : un bateau plus récent et plus moderne, conduit par un champion de France de vitesse de la catégorie, et un pilote de formule 1 bateau (si si ça existe : voir le site f1h2o sur internet).
Nous sommes très satisfaits de ce résultat, qui nous permet de terminer 3ème au championnat du monde d'endurance.

Nicolas OTTMANN, CRS 32, Ste Adresse
 

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